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Leçons retenues : Ce que la COVID-19 a enseigné à notre équipe – partie II

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Dans cette deuxième séance de questions et réponses avec l’équipe d’experts de BEACON, nous examinerons plus en profondeur ce que la pandémie leur a appris sur eux-mêmes, ainsi que les mécanismes d’adaptation qui ont été les plus efficaces au cours des trois derniers mois.

Qu’avez-vous appris de la COVID-19?

Hemal Schroff, Ph. D.
L’importance de l’interaction sociale pour me sentir efficace dans mon travail. L’importance d’établir une routine, même sans en avoir besoin a priori. J’ai aussi appris que le sentiment de solitude et l’impression d’en avoir ras le bol se manifestent par vagues et ne sont pas constants.

Andrew Gentile, Ph. D., Pratique supervisée
Au début, j’avais l’impression d’en profiter, voire de mieux prendre soin de moi et de mieux exercer mes fonctions de psychologue grâce à la souplesse qu’offrait la situation. La pandémie m’apportait un sens et un but bien définis pour aider les gens à relever un défi concret d’ampleur universelle. Plus tard, alors que la nouveauté de ce mode de vie s’estompait, l’expérience m’a rendu plus humble, car j’ai compris que personne, pas même les professionnels de la santé mentale comme moi, n’était épargné par les effets des contraintes imposées par la COVID-19 sur le bien-être fondamental.

Plus particulièrement, j’ai appris à connaître mes facteurs de vulnérabilité. À titre d’exemple, je vis seul et je viens d’arriver dans cette ville. Alors, après un mois ou deux d’isolement, j’ai pris conscience de l’importance du contact humain dans notre bon fonctionnement. J’ai eu l’impression que la chimie de mon corps avait changé; je suis devenu hypersensible au stress et j’en suis même venu à me sentir un peu mal dans ma peau. Le contact humain a toujours été important pour moi, mais il est devenu évident que ce besoin était exacerbé en raison du confinement lié à la pandémie.

J’ai également constaté à quel point il est important pour moi d’avoir du temps de transition entre le travail et la vie personnelle. J’ai compris qu’en télétravail, comme je n’avais aucune séparation entre mon espace de travail et mon espace de vie, j’ai dû me créer du temps libre et prévoir des activités physiques. Sans cela, c’est comme si mon corps ne comprenait pas quand le travail se termine et n’arrivait pas à se détendre. J’ai constaté que des réflexions liées au travail s’immisçaient dans ma vie personnelle plus que d’habitude, et qu’un véritable flou s’installait entre les deux sphères.

Maksuda Akter, Associé psychologique - Pratique supervisée
J’ai constaté que nous restons liés les uns aux autres malgré l’isolement physique et que nous ne sommes pas seuls. Plus précisément, la COVID-19 nous a appris que nous traversons cette crise ensemble, comme une seule grande communauté à l’échelle mondiale, et que l’interconnexion est profonde.

Leorra Newman, Ph. D.
J’ai été agréablement surprise par la facilité avec laquelle je me suis adaptée au télétravail. En revanche, j’ai pris conscience que j’avais besoin d’un moment de réflexion en solitaire, que je prenais naturellement pendant mon déplacement du bureau à la maison.

Quelle a été votre stratégie d’adaptation la plus efficace?

 

Andrew Gentile, Ph. D., Pratique supervisée
La respiration en pleine conscience et les bains chauds m’ont beaucoup aidé à lutter contre le stress. Par contre, j’ai remarqué que les moments plus difficiles étaient directement liés à la façon dont je prenais soin de moi dans les trois principales sphères que sont le sommeil, l’activité physique et l’alimentation. J’ai compris que je devais m’assurer de faire de l’exercice chaque jour, de prévoir du temps la fin de semaine pour préparer des repas sains (car j’ai rarement envie de le faire après une longue journée de travail), de fermer tous mes écrans vers 21 h et de mettre en place d’autres bonnes pratiques d’hygiène du sommeil. Et quand j’ai du mal à respecter mes propres règles, je me permets de baisser mes attentes au besoin pour ne pas me sentir coupable de sauter mes bonnes habitudes, en remplaçant un entraînement par une simple promenade, par exemple. 

Leorra Newman, Ph. D.
L’activité physique est sans contredit la stratégie d’adaptation qui fonctionne le mieux pour moi. J’aime aller courir avec un voisin tout en respectant la distanciation sociale; ça me permet d’apaiser le stress et d’améliorer mon humeur. La pâtisserie arrive bonne deuxième : j’ai suivi l’appel du levain dès les premières semaines et j’ai appris à faire du pain. L’odeur qui se dégage dans la maison est extraordinaire et le goût est incomparable! Quel bonheur de réaliser quelque chose de manuel et de concret qui me permet de nourrir ma famille!

Maksuda Akter, Associé psychologique - Pratique supervisée
Je pense que la pandémie nous a permis de ralentir notre rythme. Elle nous a offert l’occasion de prendre conscience de nos croyances et de nos sources de réconfort.

J’ai essayé de profiter de ce temps de qualité pour faire des activités agréables en famille : soirées de cinéma maison, sports en plein air et préparation de repas délicieux avec mon fils, entre autres. Nous avons célébré nos festivals familiaux, notre anniversaire de mariage et les anniversaires de naissance de manière différente, mais mémorable.

J’ai aussi appris que le sentiment de solitude et l’impression d’en avoir ras le bol se manifestent par vagues et ne sont pas constants.

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