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TAG, TAS et trouble panique : quelle est la différence?

Publié par Dr. Peter Farvolden, Ph.D., C.Psych. on 16 déc. 2019 13:05:06

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Quelle que soit sa forme, l'anxiété touche de nombreuses personnes. En fait, selon un rapport récent, plus de trois millions de Canadiens adultes ont déclaré souffrir d'une forme ou une autre de trouble de l'humeur ou d'anxiété.

L'anxiété n'a pas révélé tous ses secrets : il nous reste à apprendre et comprendre les multiples formes de troubles de l'anxiété, dont le trouble d'anxiété généralisée (TAG), le trouble d'anxiété sociale (TAS) et le trouble panique. Leurs signes et symptômes les distinguent les uns et des autres, mais ils n'en affectent pas moins la qualité de vie. Nous évoquons dans cet article comment le TAG, le TAS et le trouble panique diffèrent les uns des autres.

 

Trouble d'anxiété généralisée

Tout le monde s'inquiète pour une chose ou une autre, et c'est parfaitement normal. Seulement, lorsque les inquiétudes s'emparent de la vie quotidienne, on a affaire au trouble de l'anxiété généralisée (TAG).

Imaginez que chaque petite chose, chaque moment de votre vie est source de préoccupation – vous vous inquiétez constamment pour votre travail, votre famille, votre santé, votre situation financière, les nouvelles, votre avenir et tout le reste. Sous l'influence du TAG, l'inquiétude devient si convaincante qu'il est difficile de la limiter ou de l'arrêter. La situation semble incontrôlable.

En comparaison, certaines inquiétudes peuvent paraître futiles : « Si j'achète un biscuit et qu'il ne goûte pas bon? » « Qu'est-ce qui va se passer si j'arrive en retard? » « Qu'est-ce que je fais si je ne trouve pas à me garer? ». Le plus souvent, toutefois, le TAG ne fait qu'accentuer l'inquiétude intérieurement. Une inquiétude s'enchaîne à une autre sur un plan cognitif : « Qu'est-ce qui va se passer si j'arrive en retard?... mon patron ne va pas me rater... et alors je serai mis à la porte... je vais sûrement avoir du mal à trouver un autre travail... pis c'est sûr, je vais me retrouver à la rue... ». Au final, les gens qui souffrent de TAG envisagent constamment des scénarios « catastrophe ». Parce qu'ils pensent toujours au pire, ils se sentent toujours anxieux, nerveux, tendus ou sur les nerfs.

Les gens aux prises avec l'anxiété généralisée ont tendance à se fixer sur des aspects de la vie qui leur tiennent à cœur, mais sur lesquels ils n'ont absolument aucun contrôle, comme les finances ou les relations individuelles, ou encore la santé et la sécurité de leurs proches : « Et si ma sœur se fait renverser par une auto alors qu'elle roule en bicyclette? », ou pour eux-mêmes : « J'ai des migraines, ça ne peut être qu'un cancer du cerveau ».

Au fond, le TAG est l'expression d'une intolérance à l'incertitude; le fait de s'inquiéter peut nous pousser à croire que nous « contrôlons » d'une certaine manière la situation. Souvent, cela veut dire que nous évitons activement des situations qui entraîneraient encore plus d'incertitude et donc plus d'inquiétude (événements sociaux, nouvelles opportunités professionnelles, etc.).

Par ailleurs, les gens sous l'emprise du TAG somatisent très souvent les symptômes physiques liés à l'inquiétude excessive : le cœur s'emballe, l'estomac fait mal, la transpiration s'accentue, l'irritabilité se manifeste, le sommeil se perturbe, la fatigue s'installe et les muscles du cou et des épaules sont douloureux.

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Trouble d'anxiété sociale

Dans des situations sociales ou d'exposition, la plupart des gens éprouvent un peu d'appréhension. Il faut s'attendre à avoir un peu le trac avant une présentation devant un auditoire de 200 personnes ou un premier rendez-vous galant. Nous sommes nombreux à nous préoccuper de ce que les autres pensent de nous et de l'impression qu'on leur laisse. Mais lorsque ces préoccupations occupent une place trop importante, nous nous sentons de plus en plus anxieux ou nerveux au point d'en être péniblement timide ou gêné. Cet état de fait peut être lié au trouble d'anxiété sociale (TAS).

L'un des troubles de l'anxiété les plus courants, le TAS se traduit par l'inquiétude de se sentir jugé, embarrassé, humilié ou de penser que sa présence risque de froisser les autres dans un contexte social ou une situation où l'on est exposé.

Le TAS peut facilement affecter nos pensées, nos sentiments et nos comportements dans des situations sociales (pensez à ces réceptions où la plupart des invités vous sont inconnus). Mais il peut également se manifester dans n'importe quel contexte d'exposition ou autre situation, comme s'exprimer en public, manger devant les autres, chanter une chanson devant un auditoire, ou même utiliser les toilettes. De nombreuses situations impliquent d'échanger avec des inconnus et de sentir observé, par exemple rencontrer de nouvelles personnes, sortir en amoureux, commander de la nourriture, faire la queue à l'épicerie ou se rendre à une entrevue d'emploi. 

Les individus qui souffrent de TAS passent beaucoup de temps à s'inquiéter de ce que les autres pensent d'eux (« Et si on pense que je suis idiote? »), alors qu'ils se concentrent à fond sur leur expérience intérieure (leurs propres pensées et sentiments d'anxiété) en contexte social et non sur ce qui se passe extérieurement (la conversation avec l'autre).

Ces problèmes se manifestent sur le physique, notamment par des symptômes se traduisant par la panique dans des situations sociales et d'exposition : le cœur s'emballe, le souffle se fait court, les tremblements apparaissent, la nausée menace, la bouche s'assèche, les étourdissements s'installent et la transpiration s'accélère, parmi d'autres symptômes.

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Trouble panique

Parfois, il arrive de paniquer quand on a peur. À un certain moment de leur vie, au moins un tiers des gens vivront une crise de panique, habituellement dans un contexte de stress ou de détresse extrême. Voici les signes et symptômes d'une attaque de panique : le cœur s'emballe, le souffle se fait court, la transpiration s'intensifie, les frissons apparaissent, le tremblement se généralise, la poitrine fait mal et le vertige menace. Généralement, la panique dure une dizaine de minutes avant que l'intensité des symptômes s'estompe, malgré qu'on se sente mal à l'aise ou un peu bizarre bien plus longtemps après coup. Le sentiment d'une attaque de panique est effroyable.

À répétition, les attaques de panique inattendues deviennent plus problématiques et peuvent révéler un trouble panique.

En présence d'un trouble panique, on vit des attaques de panique à répétition, qui arrivent sans crier gare. En conséquence, l'inquiétude commence à nous envahir parce qu'on pense que quelque chose ne tourne pas rond, que l'on va subir encore plus d'attaques de panique, que celles-ci vont aller de mal en pis et qu'un jour on aura une attaque de panique qui ne s'arrêtera pas, que de ce fait la situation deviendra incontrôlable, qu'en réponse on fera quelque chose d'embarrassant et même qu'on en mourra.  

La panique prend la forme du trouble panique lorsque la fréquence des attaques de panique augmente, que l'on devient constamment inquiet, aux aguets d'une autre crise, que l'on commence à éviter les situations, pensées et sentiments associés à ces attaques : citons à titre d'exemple, se trouver dans des espaces ouverts et fermés, faire ses courses, prendre les transports publics, voyager en passager dans un véhicule, sortir ou se retrouver seul chez soi, socialiser, faire des activités physiques, et consommer des aliments et des boissons spécifiques.  

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Le TAG, le TAS et le trouble panique sont des troubles qui risquent d'entraîner une détresse grave et de perturber sérieusement la vie quotidienne des personnes qui en souffrent. Toutefois, plus on en sait, mieux c'est. Comprendre ces troubles nous permet de mieux venir en aide à nous-mêmes et aux personnes qui nous tiennent à cœur.

Si vous ou une personne qui vous est chère ressentez de l'anxiété ou de la panique, la thérapie cognitive comportementale (TCC) est un traitement efficace. La TCC est une méthode qui permet de comprendre de quelle manière nos pensées, nos sentiments et notre comportement agissent les uns sur les autres. La TCC peut également nous aider à acquérir la perspective dont nous avons besoin pour clarifier nos sentiments et nos pensées, et aller de l'avant. 

 

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Sujets: Trouble panique, Santé mental

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